La perle

Ce monde est peuplé d’huîtres, certaines ne sont pas conscientes d’avoir une perle en eux, se considérant comme de vulgaires coquillages, nageant au grès de la houle.
D’autres s’ouvrent uniquement pour acquérir des richesses qui ne leur serviront strictement à rien. Ils auront vendu leur perle au plus offrant pour se laisser rincés par l’eau salée de l’océan. L’humain est tel une huître, il ne sais pas qu’en son fort intérieur, il possède un joyaux qui ne peut être volé, encore moins subtilisé.
Il court aux quatre points cardinaux pour trouver Hybris qui lui fera miroiter la splendeur de sa perle, pour pouvoir lui faire oublier sa propre laideur, sa propre beauté.
Tout ceci pour qu’Adikia, fille de Zeus puisse s’enrichir de ses valeurspersonnelles une fois la lobotomisation réussie.

Serais- ce la perle qui fait vivre l’huître ?

Les gourous, les religions, les croyances, tous ses percheurs de la bonne foi, nous enseignent de détruire nos fondations, pour bâtir un temple qui leur ai dédiés.

Ma perle, je l’ai perdu bien avant ma naissance, cette petite bille luisante a sombré au fin fond de l’océan à une époque où nul homme avait foulé de ses pieds souillés cette terre qu’on connaît sous le nom de Gaïa.
Pangea n’existait pas, Poséidon régnait en maître sur cette planète, bien qu’il eu maintes noms, que notre alphabet puisse exprimer.

Nombre de personnages ont essayé de me faire croire, qu’eux avaient en leur pouvoir de me faire ressentir la magie, la force de cette perle.

Tel des prestidigitateurs, ils pensaient pouvoir en faire apparaître une de leur chapeau pour me faire abdiquer à leur croyance.
Ma perle m’est apparue durant une nuit sans étoiles, sans lune, comme si les astres avait disparus, pour me signaler que moi seul décide de mon chemin, de mon destin.

Mon trésor fut introduit au cœur d’une cité depuis longtemps engloutis par les vagues et la montée des océans. Elle se retrouva sur le haut d’une bâtisse, jonchée sur le point culminant d’un mégalithe qui fût autrefois, un endroit de recueillement, bien avant que les nymphes d’Atlantis soient changées en être amphibie.
Ma perle se trouvait entre deux sphères taillées dans du marbre.

L’une représentant Uranus et l’autre symbole de Neptune, les géantes glaciaires, que nuls homme de nos jours a pu observer de près. Se retrouvant au centre de ses deux sphères gigantesques mesurant cent pieds, ma perle reçue tel des ondes électromagnétique en sont cœur dans les quelles circulent des informations que nul savant, nul homme de lettre ne pourrait enseigner.

L’histoire de ses deux planètes reste vague de nos jours, à moi elle fût compté.
Non tel un récit car cette épopée ne peut être comprise à travers des mots, qui dans cette partie de la galaxie n’ont aucune valeurs.
Elle m’a était implanté en mon être par le biais de mon joyaux qui se trouvait être le messager de mes connaissances.

Solaris, astre drapé de rouge, nous livre sa chaleur pour qu’en ce bas monde, notre terre, notre nature puisse prospérer. Il réchauffe l’univers glacial de notre système, il est depuis des lustres vénérés a travers des mystiques, des divinités, tel que Jésus, Horus, Rê, Helios …
Ses rayons vivifiant n’atteignent pas les deux planètes, elles sont trop éloignées pour lui, il faudrait à l’homme dix ans pour s’y rendre avec la dernière technologie de la Nasa.

En mon fort intérieur, j’y étais, ou dirons nous elles sont venues à moi par le biais de ce joyaux que tout le monde possède et qui trouve son origine dans maintes endroits de la galaxie.
Les scientifiques nous disent que ces deux géantes n’ont aucun intérêt pour eux, ce qui ne peut être mesuré et prouvé, ne peut être autre qu’insignifiant.

Pourtant lorsque ma perle fût sur ce mégalithe, on lui inculqua que ses deux êtres bien vivant, sont la mémoire de l’univers. Que nul information ne leurs échappent.

Uranus fut la première à me révéler les secrets enfouis au plus profond de son cœur.
Vu d’un télescope la planète est entourée d’un voile de brume, tel une barrière de cristaux liquides qui se dressent devant elle.

Protecteur de son savoir.

Ouranos, père de Chronos, le détenteur et modeleur de la quatrième dimension. Le temps ne joue aucun facteur sur Ouranos, il considère le temps comme sa nourriture qui fuse avec le souffle de liberté qui se retrouve en chaque être qui empreinte le chemin de sa vérité. Sa brume qui l’entoure parcours des kilomètres, des années lumières en un rien de temps, car Saturne n’as plus aucune influence sur le pouvoir d’ Uranus, ce qui entraîne sur terre la foudre céleste qui retentit pour que cet éclaire nous frappes pour laisser briller l’arc en ciel des possibilités dans les entrailles du chercheur.

Uranus est l’éveilleur de la présence, faisant voyager la conscience aux confins de la connaissance.

Il a laissé s’éteindre la flamme du savoir porté par l’homme prométhéen qui est entravé par la croyance du temps pour que les nouveaux dieux fassent renaître le feu de ses cendres tel un phœnix prenant son envol pour brûler l’histoire sous ses battements d’ailes.
Il m’a montré les chroniques de l’homme bien avant qu’Apollon soit vénérer, du temps ou Saturne était la divinité, bien avant que l’étoile de Sirius fut prier.
Il m’a indiqué le sentier de ma vérité, que l’histoire se joue comme le chant d’une harpe, que chaque corde qui se fait toucher, que chaque note qui est jouée est un morceau de la partition de ce qui ce passe dans la conscience collective. L’idée que le peuple se fait du monde a toujours été laver par le sang, orchestré par les ménestrel, détenteur des instruments de musique, crée par le chef d’orchestre Hypnos pour endormir le peuple lors des prises de décisions.
De nombreuse image me sont parvenus, les druides persécutés, les aryens conquérant de l’Inde, les anciennes croyances décimées par les religions croyant en un dieu unique, la guerre des politiques face à l’illusion du Dieu unique, le libéralisme et l’humanisme se battant contre le fascisme.

Uranus celle qui fait du neuf en évacuant le vieux souvenir d’un système si bien établie tel un arbre dont les racines sont pourries et ne lui permette uniquement d’avoir des fruits avariés.

Adam 2.0 s’est intoxiqué ! Cette pomme il l’ a goûté.

Neptune fût le déclencheur du chemin que ma perle dû faire pour me retrouver.

Celui qui a amené la confusion en moi et qui également a pu rendre possible la fusion de toutes les connaissances que j’ai acquise.
La confusion sous la tutelle du maître des eaux, ses mêmes eaux qui ont voulu voir Noé et ses fils noyés par le déluge, m’a entraîné dans les dédales de la perversion, liée à la sexualité, au crime, passant du vol de bien au chantage, à la folie de quitter ce monde en tant que dividu pour me retrouver dans des salles où nulle porte pourrait m’ouvrir le droit à de nouvelles perceptions car fermées à double tours par des croyances relégué à l’ordre de conditionnement ainsi que la prise de substance qui à l’époque altérait l’essence de mon individu.

De longue années d’anxiété ont suivi, je ne savais plus qui j’étais à force de suivre et de croire maintes personnes qui voulait faire de moi un de leur mouton , pour ensuite pouvoir me sacrifier sur l’autel de leur fausse croyance et ainsi pouvoir faire prospérer leur tristes rouages apocalyptique.

Le jour où ma perle est arrivée en mon sein, en remontant du fond des océans, enfreignant les lois de la physique si cher à Monsieur Newton.
J’ai ressenti la fusion de tout les éléments, de toutes mes capacités .

Je fût un oiseau sans aile qui tout de même arrivait a voler dans le ciel jusqu’à picorer le soleil pour y faire son nid. Cette fusion fût accompagnée d’une forte envie de m’émancipé de la société, de la dictature qu’on y opère.L’inspiration à être une personne libérée, du joug de la religion, de la tradition, de la culture, de la politique qui enchaînent les peuples au poteau de leur envie, de leur désir de voir leur monde utopique ce réalisé à travers toute la populace.

L’utopie personne n’en veut à part l’égoïste, qui à travers son rêve, réalisera une dystopie pour son prochain.

L’abolition de l’esclavage de mon être a été la première des intuitions, s’ensuivit des actes, des paroles qui ne provenaient pas uniquement de mon moi, mais de mes archétypes que j’ai invoqué dans le monde du songe. Si cela vous semble invraisemblable, je vous invite à lire les œuvres de Mr Carl Gustave Jung ou encore de Nietzsche qui traite du Surhomme.
Je me dirigeais de plus en plus vers un mode de vie qu’on pourrait considérer comme de l’ anarchisme, alors que c’est nullement le cas.
Ce considérer en tant qu’individus, qui souhaite vivre son aventure qu’est la vie loin des identifications qu’on nous impose ne fait pas de moi un anarchiste mais plutôt un électron libre qui se déplace au grès des courants de l’intuition à travers toutes les dimensions, adoptant toutes les possibilités qui s’ouvrent à moi dans le champ fertile des perceptions.
N’en déplaise à Kropotkine ou Hakim Bay, je pense que tout être doit suivre sa destinée.

Neptune m’a appris la dissolution, me dissoudre de mes conditionnements, de ma personnalité erronée qui fut modelé par les maîtres bâtisseur d’un nouveau modèle. A l’état d’individu, j’ai pu intégrer la force de l’univers pour pouvoir savourer le goût de l’infini et ainsi ressentir la magie qui anime ma perle.

Suite à ce voyage intemporel dans le monde onirique bâti par Morphée, je me suis mis en quête de trouver l’araignée tisseuse de mensonges pour la débusquer et l’anéantir.

L’arachnide lorsque je l’eus trouvé me compta que chaque mensonge est issue d’une vérité et que chaque vérité se tapis derrière le voile d’ un mensonge.

Cela me laissa perplexe, voulait elle m’enseigner que même la perle en mon seins est un mensonge ? Oui, ce fut le cas, mon mensonge fut de croire qu’en mon être réside une perle d’une valeur inestimable.
Je me mis à contempler ce corps dans le quel j’ai élu domicile, non de l’extérieur plutôt de l’intérieur. Dans cette coquille je n’ai point trouvé ma perle, j’y ai observé un grain de sable, les même qu’on trouve par milliards sur les cotes de notre planète et également au fond des océans. La stupeur me laissa patois face à cette découverte. Plus je regardais ce petit grain, plus je compris qu’aucune perle nous appartient à vie.

Chaque connaissance est voué a être oubliée, chaque savoir est éphémère. Il ne faut croire à l’absolue, plutôt se baigner dans l’incertitude pour pouvoir garder l’envie d’explorer tout les angles de ce monde.

La certitude nous enlève la capacité de douter.
Le doute est le vecteur de la recherche de la vérité

Chaque perle terminera au fond du ventre de Poséidon
pour qu’on puisse faire de chaque grain de sable une perle.

– Columba Dubh Chaomagicae

Artwork made by : Trilina May

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