Le mendiant

Fait le bien et le bien te sera rendu.
On aborde souvent le sujet de ce que cela peut avoir de bénéfique de faire ce que l’on semble être juste.

Il y a bon nombres de personnes, qui dés qu’ils le peuvent font preuve de gentillesse et acceptent de faire un don quel qu’il soit.
Prenez pour exemple la personne qui vous interpelle dans la rue.
Le visage brunit par la vie à l’extérieur, des vêtements usés par la pluie, le froid, l’humidité et le frottement de ceux – ci sur le trottoir.
Des yeux dont la lueur d’espoir a laissé place au désespoir, avec la main tendu vers vous, vous quémandant quelques pièces pour pouvoir manger ou trouver un abris pour la nuit.
Divers possibilités d’agir viennent en ligne de mire. On peut ignorer la personne, ne pas la voire comme si elle était l’ombre de la ville, les ténèbres tapies en vous sans tout votre confort qui disparaîtra une fois la nuit tombée sous un porche mal éclairé.
On peut également lui donner une pièce, lui acheter de quoi manger, ce qui est une bonne action comme on nous l’a enseigné. Seulement pour quel raison agit on ainsi?

Pourquoi a – t – on ce sentiment de devoir aider une personne qui est ou pas dans le besoin?
Par moment j’ai la nette impression qu’on fait l’aumône parce qu’on nous appris à le faire.
Il est dit dans nombres de religions que quand on offre ce qu’on a au plus démunis on le donne à Dieu.
Ce geste permettrait à la roue de nos mauvaises actions de nos péchés, de s’endiguer.
De continuer notre cercle de vie sur de meilleurs bases, vu que dans cet aspect on est lavé de certain de nos péchés.

Sommes – nous lavés par l’eau qui provient de la source de vie ou sommes – nous lavés par l’eau usée de la fontaine de l’ego qui se dresse sur un sol vaseux prêt à s’embourber dans de l’égoïsme où la gentillesse n’est plus qu’un moyen de se satisfaire et de pouvoir penser sans mauvaise conscience que l’on a fait quelque chose de louable ?
Refuser un tel geste n’est pas uniquement banal dans l’esprit des gens, il est bien souvent lié à l’ignorance de la situation qui nous fait face, de l’être qui se tapie derrière son manteaux pour effacer ses traits de visage grâce à l’ombre projetée par sa capuche.
On ignore, on ne veut pas affronter une vérité manifeste, que nous puissions également nous trouver à la place de cette personne, que nous puissions également nous retrouver du jour au lendemain vêtu de haillon dans une brume opaque de tourment ne laissant plus apparaître les rayons du soleil.

En quoi cela fait – il de vous une âme vertueuse si vous donnez? En quoi cela vous donnes – t – il le ticket pour emprunter le wagon qui part direction les enfers si vous ne faites pas offrande ?

Le mendiant également a changé sa forme, il est celui qui quémande pour vivre mais qui n’a pas la capacité de changer d’habitude, de décore. Il se sent comme le mortier entre les briques qui construisent sa citadelle de l’habitude. Il récoltera un sandwich, 10 euros, de la part de quelques âmes charitables, peut être même une nuit à l’auberge de jeunesse avec un toit sans étoile néanmoins avec le soleil sous la couette.

Quel sont les offrandes impersonnelles qu’on lui a faites, à lui tous ce qu’on lui donne c’est du matériel, des objets dépourvus de valeurs, dépourvus d’émotions, une façon d’échanger au quotidien. Voire le mendiant comme un dépotoir pour les petites pièces de bronze qui obstruent ce que contient la véritable richesse de ce porte foi.

Un sourire illumine la journée comme le soleil.
Prendre le temps pour quelqu’un est la plus grande offrande jamais faite.
Imaginez – vous seulement le fait de dire bonjour, de vous asseoir à coté d’une personne qui n’a pas de toit. Ne pensez pas à ce qu’il vous demande, pensez simplement à donner de votre temps, offrez lui votre sourire, votre joie de partager la couette bien chaude de la chaleur humaine.
Penser au fait que vous êtes également soulagés quand un drame vous arrives de pouvoir le partager avec quelqu’un qui vous écoute sans juger vos actes, qui vous sourit et ne porte pas attention à votre accoutrement, à votre histoire, à ce dont vous avez besoins mais qui est uniquement là pour vous laissez le libre droit de vous exprimer pour que vous puissiez expirer toutes les peines qu’il y a en vous.
Dans ces moment là peut importe la personne qui se trouve à vos cotés tant qu’elle est présente avec simplicité, honnêteté.

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