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Ecriture automatique ( L’angoisse )

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Par moment dans la vie qu’on mène, il peut arriver de douter du sentier qu’on empreinte.
Le corps, l’esprit et l’âme ne sont plus alignés.
L’angoisse ressert son étreinte tel un serpent capturant sa proie.
Un déséquilibre ce crée enlevant ainsi la capacité de laisser surgir l’intuition, l’ultime sincérité de notre essence.
On se sent comme l’eau stagnante d’une flaque au beau milieu de la chaussée.
L’impression d’être le condamné qui la corde au cou, se dirige vers la potence priant la vie,
la conscience universelle de faire preuve de clémence.

Pourtant celui qui nous mène par la main à l’échafaud, n’est nul autre que sois même.

Certes, il peut s’avérer que les expériences nous forges.
Jusqu’à preuve du contraire, nous les acceptons en notre être.
Pourtant j’accepte, je ne rejette pas la faute sur autrui, je prend la main de mon ombre m’avançant avec elle jusqu’au gibet tel deux âmes sœur qui viennent de se retrouver.

Il ne peut exister une unité dans l’individualité d’un être
uniquement si il accepte sa part d’ obscurité au seins de la lumière.

La corde au cou, je suis prêt à rejoindre le Seigneur des ténèbres et de la clarté éternelle,
je suis prêt a mourir, à laisser mes espoirs, mes attentes sur le bas coté comme un chien abandonné.
Le goût de la vie ne m’a pas quitté, je sais qu’ après les tréfonds de l’enfer m’attendra le royaume de l’Élysée.
Mon dernier souffle m’a été ôté, sur la barque voguant sur le Styx le passeur me guette,
il s’arrête, jette sa pagaie et déclare d’un ton solennel :

” Je ne parle pas aux morts cher voyageur, tu es en vie, le sens – tu ton cœur battre?
Je ne peux te laisser franchir ce fleuve emplie d’âme en attente de repentance
car comme Hécate, oui je le sens, tu as accepté le noir présent de la mélancolie qu’offre la lune lorsque Nyx a chassé Helios, tout en sachant que ta force provient de la boite de Pandore.
Tu as côtoyé les démons et les anges sans choisir de camps car il n’y en a qu’un! Le tiens! Dis moi voyageur, qui es -tu?”

” Je suis ma divinité!”

Dans le lointain j’entends l’aboiement de Cerbère, le rire des dieux et je sens que mon être s’élève au dessus de toutes ces entités.
Dans une brume opaque, je me retrouve en face de mon ombre me tendant sa main comme pour m’inviter à une danse. Cette main immatérielle, j’essaie de la prendre pourtant je m’arrête avant de l’effleurer.

” Ecoute mon ombre, au lieu de marcher côte à côte jusqu’au moment où je dois mourir pour renaître, ne voudrais tu pas fusionner avec moi pour que l’acceptation soit ma foi, pour que l’angoisse et la peur connaissent la joie d’avoir une demeure dans la quelle elles puissent s’exprimer car une fois accepter elle remplissent l’espace de créativité!”

Aujourd’hui l’angoisse est mon amie, lorsqu’elle apparaît, elle ne m’oppresse plus, elle m’indique ce qu’il faut transcender. Cette amie, ce sentiment et un signal d’alarme pour me dire que j’empreinte sûrement le mauvais sentier.

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